Julie B., 24 ans, journaliste, opératrice de production / c'est l'heure de l'mettre

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CE MERCREDI 10 MARS 2010


hdm100310Nous vous proposons ce mercredi un entretien avec Julie B., 24 ans, journaliste, opératrice de production… Cette jeune fille a attiré notre attention par son blog où, jolie plume aidant, elle décrivait sa vie d’ouvrière dans une grande entreprise de la région.

Ses petits billets décrivaient avec justesse l’exploitation capitaliste, en partant des douleurs, des espoirs, des rires et des pleurs, d’ouvrières révélées sous leur vrai visage, mille fois plus valeureux que le prix auquel on achète leur force de travail.

En la contactant, nous découvrons alors que Julie a une formation… de journaliste !

De la rue où elle se mobilisa contre le CPE, à l’usine où elle s’échina en CDD, toute sa jeune histoire révèle ce que vit toute une partie de la jeunesse : précarité, chômage, déqualification, déclassement…

Dans ce premier volet de l’entretien qu’elle nous a accordé, nous parlerons donc essentiellement de son parcours, avant et pendant son expérience dans les entrailles du PPA (le Parti de la Presse et de l’Argent).

La semaine prochaine nous l’entendrons parler de son expérience à l’usine et d’une classe ouvrière bien vivante, joyeuse et libre malgré le profit qui l’opprime.

Sous une toute autre latitude, une autre histoire : celle d’une petite île confrontée au blocus infâme qui l’enserre depuis un demi-siècle. Alors, on y vit chichement aussi, mais, fait unique pour un pays du Sud, on n’y voit pas d’enfants dormir dans la rue, l’analphabétisme est un vieux et sombre souvenir, l’accès à la santé y est totalement gratuit, le chômage inexistant, la solidarité internationale un devoir…

Depuis la Révolution, à Cuba – vous l’aviez reconnue non ? – on n’inflige pas de traitements inhumains et on ne pratique plus la torture (sauf à Guantanamo). Les officines d’extrême-droite qui, de Miami, font office « d’opposition » (la contre-révolution), avec pour soutien le gouvernement des Etats-Unis, et pour publicitaires la presse aux ordres du Capital du monde entier, « l’opposition » donc, attendait avec impatience « son » martyr.

Mais Cuba socialiste ne tue pas. Contrairement à ses voisins. La mort de Zapata Tamayo, détenu gréviste de la faim est donc un précédent. Cuba a-t-elle laissé mourir un « dissident » ?

Nous aurons des éléments d’information par le biais de notre « Semaine à Cuba », cette semaine enrichie d’autres reportages produits par Radio Habana.


Pour se faire une idée en attendant, on peut se reporter, comme souvent, à Salim Lamrani :

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